Nathalie Lepine Biographie

LES VISAGES : Qu’y- a-t-il derrière ?

On pourrait être tenté de rechercher d’où viennent ces visages.
L’artiste ne révèle aucune des clés d’une démarche excessivement intime, pudique et mystérieuse. Ses toiles, elle les veut «vecteur d’émotion», et ses visages, androgynes, sont la formalisation de ses ressentis.

Elle n’utilise aucun modèle, seules des réminiscences font surgir de nulle part  ses abstractions. Il y a dans  ce style quelque chose  d’archaïque, de primitif.

La sobriété, l’épure, le travail de la matière sont ses outils de séduction.

Ses visages sont destinés à être aimés. Entrant en communication avec leur publique, ses toiles  offrent  à celui-ci son propre reflet. L’observateur devient l’observé.

LES EGLISES : Un visage derrière chaque église

Symbole, Stigmatisation de notre histoire.
Au-delà des discours religieux, ces lieux de culte sont par excellence  des Lieux de Rencontre et de Rassemblement  (des Visages), des lieux d’Echanges et d’Amour.

LES PAYSAGES : Que les visages auront traversés ……

Comment traduire la beauté si parfaite de la nature ?
Une invitation à voyager au centre des émotions.

La peinture de Lepine est avant tout un acte de partage, de plaisir, de jouissance. Elle n’en délaisse pas pour autant le rapport de force avec la toile : c’est à travers cette lutte qu’elle réussit à extraire la quintessence de ses émotions.

Mots d'artistes :

Patrick Poivre de la Freta :

Les œuvres de Lepine sont sobres voire dépouillées.
Chacune de ses créations possède un charme qui lui est propre. Cependant, chaque toile fait partie intégrante d’un ensemble répondant à une cohérence globale et procède d’un tout.
Dans une sorte de réponse à la manière des anciens, ses personnages, uniques et multiples en sont les messagers.

Son thème est récurrent : des personnages aux longs cous surmontés de visages à la carnation diaphane. Les regards, enlevés en 3 coups de brosse, semblent interroger l’amateur.
Parfois, d’aucuns parlent de « Modigliani ». Pourtant, contrairement aux personnages aux yeux vides du maitre italien, Lepine n’en peint qu’un, toujours le même ou peu s’en faut, telle une révélation suprême, qui regarde le spectateur comme en attente d’une réponse. Ce qui fait toute la différence avec le maitre italien et me pousse à penser plutôt aux vers de Paul Verlaine :

«  Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
   D’une femme inconnue, et qui m’aime et que j’aime
   Et qui n’est chaque fois ni tout à fait le même
   Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. « 

On la croirait à la recherche d’un alter ego émanant des franges de l’infini.

Teo Bonev :

L’émotion transcendée du royaume de nulle part. Le royaume accessible aux élus.